FMX

Monster Extreme Freestylers à Paris

Article ajouté le 14/06/2011

Vous en aviez sans doute entendu parler, n’est-ce pas, Larivière Organisation étant associé à l’élaboration de l’étape parisienne de ce « Rock’ n’ Ride Tour 2011 » revendiquant les labels Crusty Demons, Metal Mulisha et Extreme Sports Channel. Des gages de sérieux, a priori, dans le genre. L’affiche, dans le cadre du très élégant stade Charléty (hélas bêtement sous-employé, mais c’est une autre histoire), annonçait du lourd : un maxi-show son et lumières tendance « plein la tronche » (« The greatest extreme sports show on the planet », rien que ça !), associant rock et FMX, avec groupe live, DJ, girls et une dizaine des meilleurs spécialistes du motocross freestyle, sans oublier quelques gâteries annexes, histoire d’enfoncer le clou… Un big cocktail bruit-adrénaline-fun, plein les yeux/plein les oreilles : fallait essayer, non ?



Coup de bol côté météo : s’il a plu la veille, les riders ayant dû rester au sec, la fin de journée du samedi a été des plus agréables et c’est dans des conditions nickel que le spectacle a pu se dérouler. Sur des infrastructures de taille, une triple rampe envoyant haut et loin au-dessus de la grande scène (un saut de quelque 25 mètres), un « aller » encadré par deux « retours ». Autrement dit, de quoi s’envoyer en l’air dans les grandes largeurs !

Introduits par un Magnanou en pleine bourre dans la foulée de Saint-Jean-d’Angély, les six Suédois de Sonic Syndicate (dont une fille à la basse) ont lancé leur heavy métal : guitares furieuses et rythmiques béton, headbanging et sauts de cabri à volonté, sans exclure toutefois quelques mélodies bien senties, ni même certains refrains hymnesques. Quand les Scandinaves posaient les grattes deux minutes, DJ Chloe Martinez prenait le relais et assurait le tempo, mixant astucieusement entre envolées du speaker et bruit des moteurs.



Le programme promettait des « babes » ? Eh bien elles étaient là, six girls from Britain, de vraies danseuses s’il vous plaît, qui tenaient le parquet, souriantes, efficaces, sexy, pour une note très au-dessus de la moyenne.

Passons sur les Dudesons, quatuor de Finlandais complètement allumés façon « Jackass », rois du gag à base de crashs brutaux et autres fakireries déconnantes. Marrant, mais plutôt moins bien « live » qu’en vidéo, en fait. En tous cas, dans les gradins on a semble-t-il apprécié : certes le demi-Charléty ouvert au public était loin d’être bondé, mais les (trois, quatre mille ?) amateurs de sensations fortes qui s’étaient déplacés n’ont cessé de jouer le jeu, et comment ! On avait affaire sur ce coup-là à une tribune de fans des plus avertis, des connaisseurs, des vrais, qui ont rapidement fait savoir qu’ils étaient venus pour s’éclater, répondant sans se faire prier aux invitations à faire du bruit, à manifester leur approbation, à saluer les prestations des riders. Oui, les pilotes, bien sûr : vedettes de la soirée, c’est eux qu’on était venu voir !



OK, Robbie Maddison et Adam Jones, bien que prévus, n’étaient pas là, mais avec Nate Adams, sorte de N°1 mondial de la discipline, Mike Mason et Brody Wilson pour les USA, Taka Higashino (Japon) et Robbie Adelberg (Australie), tous deux sociétaires de la Metal Mulisha de Brian Deegan, ainsi que Chris Birch (GB), Norman Veerbeek (NL), le « champion du monde » tchèque Libor Podmol et les deux Frenchies Rémi Bizouard et Thomas Pages, il y avait de quoi faire péter un sacré feu d’artifice de tricks et autres figures de haut vol ! Ajoutez-y le quadeur fou Hugo Arriazu (impressionnant) et vous êtiez sûrs de voir du lourd…



On ne les a pas comptés, mais des sauts ils en ont passé un paquet, les garçons ! Whips, du flat le plus classique au turned-on le plus dingo, puis toute la panoplie des clicker, tsunami, cordobes, lazy boy, dead body, cliffhanger, sidewinder et j’en passe, avant d’attaquer les flips, toutes sortes de backflips, comme des lettres à la poste. A un, deux et même trois de front. Par deux, par quatre, puis par six, huit, dix ! Des séries de tchou-tchou à n’en plus finir ! Naturellement, Nate Adams et sa CRF (le Hollandais Veerbeek lui aussi roulait quatre-temps : le FMX y vient peu à peu, aux soupapes) ont fait un tabac. Normal. Mason non plus n’a pas été le dernier, à l’applaudimètre. Mais c’est aux Français que le public de Charléty a réservé un triomphe : d’abord Bizouard a eu droit à un magnifique « Happy Birthday » choral, pour ses 25 ans, quant à Pages, je ne vous dis pas l’effet Volt ! Electrique, pour le moins… Du coup, totalement sur… volté (facile), le Tom a improvisé un striptease quasi-intégral, jetant même ses bottes dans la foule. Non sans avoir auparavant passé le micro qui lui était tendu à son frère Charles, lequel a promis un retour imminent ! Brothers’ double séquence émotion, en quelque sorte.



Il y a bien longtemps (c’était au siècle dernier… en 1999), les organisateurs du Supercross de Paris avaient déjà tenté l’improbable aventure d’un « Big Air » à Bercy, double test (deux éditions) finalement resté sans lendemain : sans doute s’étaient-ils montrés un peu trop visionnaires à l’époque, tout simplement, car aujourd’hui apparemment la preuve est faite, il y a la place pour un grand meeting « crossover » à base de FMX dans la capitale. Oui, le freestyle a de l’avenir à Paris !

Par Eric Breton - photos copyright Charles Ricque

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