COUP D’ENVOI DU 24MX TOUR A GUEUGNON
Les 17 et 18 mars prochains tous les regards seront tournés vers le circuit de Gueugnon Sainte-Radegonde (71). Et pour cause, la crème du motocross national sera en Bourgogne pour la première des sept épreuves du 24MX Tour 2018. Près de 300 pilotes s’aligneront derrière la grille lors ce grand événement qui marquera l’ouverture des Championnats de France Elite MX1, Elite MX2, Junior et Espoirs 85cc. Nouveauté cette année, toutes les épreuves de ces quatre compétitions auront lieu dans le cadre du 24MX Tour. De mars à juillet, à chaque étape, ce seront donc deux jours de compétition, treize tombés de grille et plus de quatre heures de courses qui attendent les amateurs de grand spectacle au premier rang desquels Jacques Bolle, Président de la Fédération Française de Motocyclisme, qui fera le déplacement pour l’occasion.

Une formule éprouvée pour un moto-club d’envergure.
Cela fait maintenant plusieurs années que la FFM teste, sous l’égide du 24MX Tour, une formule regroupant les quatre championnats majeurs de l’Hexagone. Le succès de la démarche l’a incitée à l’étendre à l’intégralité de ces Championnats. Cela se concrétise en 2018 avec deux changements d’importance. Comme en Grand-Prix, les départs se feront maintenant sur des tapis grillagés. Cette mesure vise à harmoniser les pratiques avec les plus grandes compétitions internationales en permettant aux pilotes de courir dans les mêmes conditions. Par ailleurs, deux urgentistes seront désormais obligatoirement présents lors de chacune des épreuves, élevant encore le niveau de sécurité sur le terrain.
Côté piste, l’ouverture de ce 24MX Tour a été confiée à un moto-club expérimenté, le MC Dardon-Gueugnon. Son Président Jean-Pierre Forest également à la tête de la Commission Nationale de Motocross, il connaît parfaitement les enjeux d’une telle organisation. Avec son équipe de près de 250 bénévoles, ils préparent activement l’épreuve depuis plusieurs mois. Le club n’en est pas à son coup d’essai. Après avoir organisé l’Elite quatre fois entre 2010 et 2015, il a reçu les Nations Side Car Cross en 2016. A cette occasion, une modification importante du tracé a été réalisée. Les pilotes MX découvriront cette année un circuit légèrement plus technique avec un profil sablonneux plutôt atypique dans l’Hexagone. Cela promet un grand spectacle dont le public ne manquera pas une miette, le circuit étant visible en intégralité depuis de nombreux endroits sécurisés. L’accès au paddock est toujours libre et les entrées sont désormais gratuites pour les moins de 16 ans.

Qui pour battre Boog en MX1 ?
En catégorie reine le quatuor Boog, Teillet, Aranda, Aubin est toujours à la manœuvre. Xavier Boog, le Champion sortant auréolé de quatre titres est resté fidèle à Honda SR Motoblouz et fait figure de favori. Une nouvelle fois il fera face à son dauphin 2017 Valentin Teillet. Le Vendéen développe petit à petit la structure VRT 3AS passée sous pavillon orange à l’intersaison. Il entraîne notamment Tom Guyon et aura fort à faire tant sur la piste que dans l’extra-sportif. Victime d’une grosse entorse à la cheville en course de pré-saison, il est incertain pour Gueugnon. Après une saison 2017 perturbée suite à une blessure au genou Grégory Aranda, titré en 2016, semble en pleine forme. Il vient de s’imposer à Sommières au sein de la nouvelle structure SN Motorsport Kawasaki. Nicolas Aubin entame lui sa troisième année en tant que manager/pilote du team Amexio Motorsport Suzuki et nourrit à presque trente ans de grandes ambitions.
Côté nouveauté, les premiers tours de roues de Nicolas Dercourt en MX1 sont très attendus. S’il a parfois manqué de constance, le Picard a démontré un très gros potentiel. Reste à voir comment il s’adaptera à la 450cc. Serge Guidetty, son manager au sein du team GSM Dafy Michelin Yamaha se montre optimiste compte tenu du grand gabarit de son poulain. Il conviendra également de surveiller de près Damon Graulus, Champion de France MX2 en 2014. Le Belge a rejoint le team JPM Racing Suzuki pour l’intégralité du Championnat. Si son programme n’est pas encore définitivement fixé, Benoit Paturel (pilote GP en 2017) et sa Black Machine devraient faire l’ensemble de l’Elite MX1. Ses premières sorties au guidon d’une 450cc sont plus qu’encourageantes ! Enfin quelques habitués de l’Élite restent en embuscade comme Jason Clermont (Kawasaki) et Simon Mallet (Italian Factory Ottobiano Motorsport Husqvarna) tandis que le Suisse Vincent Seiler (Yamaha) se prépare en France et pourrait perturber la hiérarchie.
Une foule de jeunes talents en MX2
Il est difficile de dégager une hiérarchie dans la catégorie des 250cc tant elle est semble homogène et pleine de talents. Si à 33 ans le champion sortant Florent Richier tient le haut de l’affiche au sein de la structure FR25 Suttel Motors Group Honda qu’il a créée, il fait figure d’exception parmi ces pilotes globalement très jeunes. L’expérience plaide en sa faveur mais Mathys Boisramé, titré en 2016 à seulement 17 ans a rejoint le team Honda SR Motoblouz et bénéficiera d’une structure expérimentée. Viennent ensuite de nombreux pilotes capables de jouer la gagne. Ils peuvent être classés en deux « catégories ». La première, celle des pilotes ayant de l’expérience en MX2, compte Arnaud Aubin (Amexio Suzuki), vice-Champion de France 2017, comme chef de file. Elle compte également Henri Giraud (GSM Dafy Michelin Yamaha), sur le podium du Championnat l’an passé ; Pierre Goupillon, intégré au team Monster Energy Bud Racing Kawasaki ; son coéquipier Brian Moreau, Champion d’Europe 125cc en titre ; Stephen Rubini (KTM Silver Action), officiel Kawasaki en GP MX2 l’an dernier ; ou encore Tom Vialle (Cap Racing Husqvarna), Maxime Renaux (SM Action Yamaha), Anthony Bourdon (Husqvarna), Nathanaël Bres (KTM), Thomas Do (BOS GP) et Jimmy Clochet (KTM). La seconde est celle des pilotes qui montent du Junior, dont le Champion en titre Calvin Fonvieille (LR Moto17 KTM), Maxime Charlier (Husqvarna), Scotty Verhaeghe (VHR KTM) et Yann Crnjanski (KTM). Pour être complet, citons David Herbreteau et Alexis Verhaeghe du team VHR KTM ainsi que l’Allemand Brian Hsu (Bud Racing Kawasaki) qui, s’ils disputent le Mondial et ne seront pas à Gueugnon, viendront défendre leurs chances sur les épreuves suivantes.







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