SX US

AMA SUPERCROSS : Bilan SX US post-New Jersey, catégorie 450cc

Article ajouté le 02/05/2014

VILLOPOTO QUATTRO !

Samedi, le championnat SX 2014 s’achèvera à Las Vegas, Nevada. Déjà, dirons-nous ! En tant qu’observateurs, franchement, nous n’avons pas vu les semaines passer…
Les pilotes eux non plus n’ont guère eu le temps de s’ennuyer : entraînements, voyages, obligations contractuelles diverses et compétitions elles-mêmes, ces quatre derniers mois (voire cinq ou six, novembre et décembre n’ayant pas été chômés non plus) les concurrents (ceux du championnat 450 en particulier) n’ont pas eu une minute à eux. Et il leur reste encore à produire un dernier effort, ce samedi. Nous de même : pas moins de trois finales, 450, 250 East & 250 West, plus une quatrième, le « Shootout » 250 East/West en guise de prime, nous attendent ce week-end !

Les événements nous ont défilé devant le nez à une telle allure que nous n’avons pas eu le temps non seulement de dire ouf mais encore de bien scruter tous les détails, significatifs ou plus anecdotiques, ni toutes les surprises, de taille ou non, qui n’ont pourtant pas manqué, se succédant en cascades depuis la soirée de gala d’Anaheim 1. Ah ça, depuis début janvier, les fans ne peuvent pas dire qu’ils se sont ennuyés une seule seconde ! Ils se sont même tellement éclatés, dans les gradins, sur le canapé ou ailleurs (où bon vous semble, après tout : vive l’ultra-mobilité !) que pas plus que nous ils se sont aperçu, tant tout fonçait à bride abattue en ce printemps précoce, qu’à ce rythme c’était déjà le mois de mai, la grande finale de Vegas et le baisser de rideau du biggest show on earth annuel et que très bientôt, comme tout s’enchaîne à mille à l’heure, ce serait l’ouverture du deuxième acte du cross US, le championnat MX.

La balade du soldat Ryan

« C’est un peu bête à dire, mais c’est ce qui me fait le plus plaisir ce soir : gagner ce camion ! Ça ne m’était jamais arrivé auparavant, c’est la première fois de ma vie qu’on m’offre un camion et je crois que jamais je n’avais gagné un lot aussi beau… Je tiens vraiment à remercier Toyota, c’est super ! ». Voici les mots d’un vainqueur radieux sur le podium après la course, un Ryan Villopoto à qui, après avoir insisté sur l’exploit qu’il est le seul à avoir réalisé avec un certain Jeremy McGrath, le « King of the Sport », aligner quatre titres de rang, l’intervieweuse a rappelé qu’il avait également fait péter le Toyota Triple Challenge. Eh oui ! Certes, le tout nouveau quadruple champion SX n’a pas raflé la bourse magique de 250 000 dollars accordée à celui qui eût claqué les trois épreuves en jeu au sein du championnat (Anaheim 3, Arlington et East Rutherford), la première ayant été enlevée par Chad Reed, la seconde par James Stewart et la troisième seulement par RV2. Mais le gars du Washington a tout de même réalisé le meilleur total de points sur les trois finales, ce qui lui a valu un magnifique présent, en l’occurrence un Toyota Tundra flambant neuf. Cadeau qui, apparemment, sur le moment, lui a davantage fait plaisir que toute la gloire du monde et n’importe quel chèque couvert de zéros. Faut dire que l’engin est impressionnant : jolie prime full size avec ses 5,80 mètres de long, sa double cabine et son V8 de 5,7 litres… « Merci Toyota », en effet !  

Cela dit, s’il est resté un jeune homme très simple, il va tout de même pouvoir s’en offrir autant qu’il veut, des camions, l’ami Ryan. Comme tous les autres joujoux dont il aura envie ! Mais laissons de côté l’aspect financier de l’affaire (même si rayon tirelire le championnat représente une prise de guerre d’un million de dollars environ, entre autres) pour signaler qu’avec quarante victoires en championnat désormais et surtout quatre couronnes de rang Ryan Villopoto a franchi un nouveau palier dans le grand escalier de l’Histoire. C’est encore lui qui portera le numéro 1 en 2015, pour la quatrième fois consécutive…

Avant la finale de samedi, le pilote Kawasaki (au passage, on rappellera que l’homme du Nord-Ouest est un fidèle : il n’a jamais porté d’autre couleur que le vert. « On ne change pas… », air connu) en est à six succès cette saison : Phoenix (c’était le round 2), Oakland (le 4), Daytona (le 10) et en bloc Houston, Seattle et East Rutherford (les épreuves 14, 15 & 16) ! Plus cinq autres podiums (une place de trois, quatre places de deux), bonjour les gros points ! En tous cas, avec les trois victoires coup sur coup, quelle fin de championnat en trombe : une démonstration qu’on a presque envie de qualifier, sinon « d’inutile », de « pas franchement indispensable » à tout le moins, tant le rouquin du Washington dominait déjà fort sensiblement la situation au soir de Daytona. Le garçon avait pris les commandes de la série dès Phoenix et, sans jamais quitter le top-quatre ou presque (à deux exceptions près, une place de 5 à Anaheim 2, il avait chuté à cinq tours du but alors qu’il était second, et une de 6 à Toronto, il était malade comme un chien), il a su parfaitement gérer sa petite entreprise. Cool, en fait, ou presque… Comme s’il n’avait pas voulu écœurer ses adversaires outre mesure ! Attention, qu’on ne s’y trompe pas, cette saison n’a pas toujours eu des airs de long fleuve tranquille pour un number one qui a connu pas mal de soucis, techniques surtout, butant sur d’insolubles problèmes de mise au point. Et puis la concurrence, infernale dans ce championnat le plus relevé qui soit, ne l’a jamais laissé en paix : c’est la moindre des choses ! Bref, si le mec possède un petit quelque chose en plus, s’il a encore prouvé qu’il est un cran au-dessus, qu’il est le meilleur (c’est dit !), tout n’a pas été si simple. Ce n’est jamais simple de lutter pour une place de champion SX US (à plus forte raison une quatrième fois de suite !) mais là, en gros, vu de l’extérieur, le tenant du titre n’a jamais semblé véritablement en danger : bousculé, certes, mais jamais rien d’inquiétant… Toujours under control, le champion. Et à partir de Houston, alors qu’il était déjà clair pour tout le monde et ses adversaires en particulier qu’un quatrième sacre se dessinait, le boss s’est carrément lâché : fini de rire, RV2 a enclenché le turbo et complètement écrabouillé la concurrence, facile, net et précis, histoire de signifier qu’à ce stade les dés étaient jetés… De bien faire comprendre, notamment à l’ami Bubba qui venait d’aligner une jolie série de trois succès entre Detroit et Saint-Louis, qu’il n’y avait rien à espérer, que la cause était bel et bien entendue !
SX en poche, Villo va maintenant, dès la semaine prochaine, passé Vegas, s’attacher à jouer une autre partie, à défendre une autre couronne. Et le pire c’est qu’il est au moins aussi fort en extérieurs ! 

L’autre Ryan enfin vice-champion ?

« Dunge » a profité, samedi dernier, du faux-pas (c’est le cas de le dire !) de Stewart pour repasser celui-ci au classement provisoire. Suffisamment sans doute pour s’assurer la place de vice-champion. Ce qui n’était pas, on imagine volontiers, l’objectif premier du pilote KTM mais, tant qu’à faire, ce sera toujours mieux que les trois (!) troisièmes places finales qu’il a collectionnées depuis son titre en 2010 : deux fois Davi Millsaps s’est intercalé entre Villopoto et lui, après Chad Reed en 2011. A propos de RD, souvenons-nous qu’il y a un an on le considérait comme le véritable rival de l’autre Ryan : aujourd’hui, on ne peut pas dire qu’il en est tout à fait de même… Fin 2013, le protégé de Maître Roger paraissait en pleine possession de ses moyens, quasi-aussi vite que RV2, une constance absolue en plus : cette saison, il a paru plutôt moins rapide et nettement moins régulier ! Sans doute perturbé par les perfs de son nouvel équipier from Germany comme par nombre de commentaires du milieu (tels messieurs Carmichael et Emig en direct sur Fox TV) ne cessant de réclamer plus d’audace de la part d’un pareil technicien, le beau gosse a multiplié les petites erreurs qui coûtent cher et n’a signé qu’une seule victoire (Indy), assortie de huit autres podiums (2 x 2, 6 x 3 !). Du solide, dans l’ensemble, mais en baisse assez sensible par rapport aux années précédentes, malgré ce classement final plus flatteur. Le championnat MX va revêtir une importance terrible pour RD, qui doit absolument revenir « au contact », sous peine de contracter une sorte de complexe d’infériorité vis-à-vis du taulier… si ce n’est déjà fait ! 

James la classe ! 
D’un côté cinq succès, trois autres podiums (3 x 2 !) et une place de 4, une de 5, mais aussi à l’opposé un DNF (samedi dans le New Jersey), deux piteux 17 et 18 (deux autres crashs), une fois 11ème, deux fois 7, JS7 n’a toujours pas retrouvé la constance, élément constitutif indispensable à tout parcours de champion potentiel… Ah ça, quand ça va, ça va : quel milieu de parcours de la part de James Stewart ! Cinq victoires, dont trois « in a row », ça cause. A Toronto notamment le pilote Suz’ a frappé super fort, signant une course d’anthologie, revenant du ventre mou du peloton suite à un départ loupé, alignant des chronos de dingo et passant en revue tous ses adversaires pour aller s’imposer façon imperator, un genre de scénario qui n’a que très rarement cours en SX et qui rappelait furieusement le Bubba avionesque de 2004 qui, folie totale, avait choisi de s’aligner en catégorie Lites (East) au guidon d’une 125 KX face à un plateau de deux-et-demies quatre-temps… C’était il y a dix ans et, rien qu’à l’évocation du truc, j’ai la chair de poule et les poils des bras qui se dressent comme un certain soir sur la pelouse de Daytona, la fraîcheur nocturne portée par une entrée maritime n’ayant rien à voir…
Le souci, en fait, avec James, c’est que lorsqu’il est au top, c’est tellement sur le fil du rasoir que ça ne peut pas durer tout un championnat. Il y a forcément des coups de moins bien, de plus en plus, et aujourd’hui le niveau est tel que ça ne passe plus… Mais du JS7 tel qu’à Toronto à longueur d’année, ça fait rêver ! Bah, à nous de nous contenter des merveilleuses fulgurances qu’il  sait encore nous offrir… 

Roc et zen à la fois
Kenny nous épatera toujours ! Deux succès, dont la course d’ouverture à Anaheim… Cinq autres podiums (2 x 2, 3 x 3), 1 x 4, 2 x 5, 3 x 6, 1 x 7 et deux DNF (Indy & Detroit) : on a pu assister à une fantastique démonstration du rookie germain, qui à la veille de la finale pointe à quelque six points seulement de la place de JS7 sur le podium (qu’il pourrait d’ailleurs très bien piquer au pilote Suzuki si celui-ci était diminué par son genou à Vegas !)… Certes, sur la longueur, seize épreuves, il a commis quelques bévues mais, outre sa vitesse impressionnante, d’emblée équivalente à celle des cinq/six meilleurs spécialistes du monde, ce qui a ébahi les observateurs c’est cette solidité physique et mentale, cette sérénité dans la concentration, cette imperméabilité aux divers faits de course, en un mot cette attitude impeccable, zen. A l’heure d’aujourd’hui on a hâte, bien sûr, de le voir s’envoyer des manches outdoor face aux mêmes clients : oh oui, ça promet ! 

Déception
Barcia cinquième, globalement assez transparent, zéro victoire quand l’an passé, rookie de l’année, il en avait emplâtré deux, il n’y a pas d’autre mot pour décrire le plus précisément et plus objectivement la saison de l’officiel Honda. OK, il a loupé deux épreuves à cause d’une vilaine blessure à Atlanta, mais cela n’explique pas tout. Auteur d’un nombre invraisemblable de bourdes diverses et variées, l’officiel Honda a parfois brillé (comme ce week-end au MetLife Stadium – « à la maison » : il est originaire de New York – où il vient de produire une super prestation malgré une envolée lointaine), mais trop rarement jusqu’au but et parfois même, euh, pas du tout… Trop de départs ratés, de gadins, de mauvais choix, voire de manœuvres scabreuses, un JB fébrile a montré ses limites, alors qu’on attendait toute autre chose, qu’on guettait la confirmation d’une saison tellement prometteuse… Plantage sur toute la ligne, ou presque : le constat est cruel, mais on maintient notre confiance au garçon, dont le talent ne s’est pas évaporé et la vitesse reste impressionnante. Si le mental n’a pas suivi, l’apprentissage se poursuit et dès la fin du mois redresser la barre outdoors semble déjà absolument impératif !

Un peu court, en effet
Sacré Shorty ! Quel exemple de régularité, quel tableau de marche, comme d’hab’, impeccable : en seize épreuves, plus de 200 points marqués, soit au minimum une dizaine par déplacement, entre les dix unités tout juste d’une onzième place à Toronto (son pire score de la série) et les 18 d’un quatrième rang la semaine précédente à Detroit, en passant par quatre dixièmes, trois neuvièmes, trois huitièmes, une septième, deux sixièmes et une cinquième places ! Non, le gars du Sud Midwest (né en Oklahoma, résidant au Texas) n’a pas gagné, il n’a même pas fait claquer de podium, non il n’a plus la pointe de vitesse nécessaire pour résister aux top-guns (souvent bien parti, on l’a vu lâcher prise un peu trop rapidos face à des RV2, RD, JS7, Bam-Bam ou KRoc…), mais il est encore et TOUJOURS là ! Toujours présent, toujours jusqu’aux damiers, toujours dans le top-ten, quoique plutôt dans la seconde moitié, entre les six et dixième rangs, juste derrière les stars. Inoxydable. Et ça fait près de quinze ans que ça dure ! Toute sa carrière se sera d’ailleurs déroulée à l’unisson : pas de titre, peu de victoires, mais des places d’honneur à la pelle et, au bout du compte, grâce à cette constance à toute épreuve, de superbes podiums au terme des championnats les plus relevés qui soient et même l’honneur de terminer vice-champion, SX West 2006 ou MX 2009. Pas dégueu, n’est-ce pas ? Tenez, à la veille du terminus à Vegas, ils ne sont que six à avoir participé, jusqu’à présent, à toutes les finales de l’exercice 2014 : oui, Andrew Short est du lot, naturellement (avec Villopoto, Dungey, Stewart, Roczen et… Mike Alessi) !     

Vive les Brayton !
Avec Justin Brayton c’est toujours le même topo : un peu comme celui qui le précède au classement, Andrew Short (mais en moins « ré-gu-lier » toutefois), il fait partie des meubles, il tient sa place, et même mieux que ça : en début de parcours, à Phoenix en particulier (ce jour-là il était irrésistible), le natif de l’Iowa (Midwest) roulait avec les top-guns, faisait au moins jeu égal avec les caïds du championnat. Toujours dans les six jusqu’à mi-saison, le pilote JGR semblait parti pour un magnifique top-5, devant Barcia facile, mais un crash à Saint-Louis l’a écarté du jeu. Un os d’un pied cassé, qu’à cela ne tienne, on ne va pas s’arrêter pour si peu… Eh bien si : main et genou dans le sac à Houston, là pas moyen de ne pas renoncer !
Même genre d’histoire pour les amis Broc Tickle et Wil Hahn, eux aussi en bonne posture pour tenter d’approcher le top-5, de bagarrer pour les six ou septième rangs, quand ils ont été descendus du train par un pépin physique… Respectivement neuf et dix au classement provisoire avant Vegas, les deux hommes ont affiché quelques beaux résultats, s’insinuant dans le top-5 aux alentours de la mi-saison, avant d’être mis hors d’état de batailler et de devoir rendre les armes.  

Top of the Hill
On n’avait pas vu quelqu’un d’aussi heureux sur un podium depuis longtemps ! « Oui, je suis content ! Quatre ans après, remonter sur la boîte, ça fait plaisir… Après tout ce que j’ai vécu, tant de malchance, tant de jours sombres, tant de malchance, c’est juste incroyable. Génial ! A un moment les médecins m’avaient dit que je resterais handicapé à jamais… Il n’était même plus question de moto ! Mais au fond de moi je savais que ça reviendrait. Depuis l’été dernier, je savais que je serais capable un de ces jours de revenir à mon meilleur niveau. Depuis janvier j’ai senti que j’étais en mesure de signer un coup d’éclat. Et, arrivé à l’avant-dernière épreuve, je voulais faire fort, prendre un bon départ, rouler devant et tenter de m’y maintenir. Et je suis parti deux derrière Villopoto, c’était presque un holeshot ! Je n’ai pas envie d’entendre que c’est parce que c’était boueux que j’ai si bien réussi : c’est vrai, je me débrouille as mal dans ces conditions, mais mon résultat ne se réduit pas à un coup de chance. Plus c’est technique, plus ça me va, en fait, voilà ce que je dirais… ». Ainsi s’exprimait Josh Hill samedi soir au MetLife Stadium après la cérémonie du podium. Epatant troisième dans le New Jersey, l’aîné des Hill a effectué, à coups de top-ten, une belle remontée jusqu’au huitième rang au classement provisoire, juste devant son coéquipier Tickle. « La suite ? Je serai au chômage au soir de Vegas (Ndlr : Il a été remplacé par Weston Peick au sein de la structure RCH-Suzuki). Je vais peut-être m’essayer au championnat canadien... On verra ! ».
On a cité le nom de Weston Peick, futur pilote RCH en MX : le privé le plus rapide de l’Ouest a alterné des prestations de tout premier ordre (deux fois cinquième, trois fois septième) et nombre de  DNF’s sur ennuis mécaniques. Mike Alessi, ex-aequo avec Peick à l’orée du top-ten à ce jour, reste un redoutable holeshoteur et a peu à peu retrouvé sa pointe de vitesse, d’où quelques bonnes prestations ces dernières semaines.
Enfin, on aura une pensée pour le pauvre Chad Reed, auteur d’un fabuleux comeback en début de saison (deux victoires), qu’on va retrouver à la fin du mois à Glen Helen, on l’espère en pleine forme, à nouveau affûté pour un énième nouveau retour au sommet. Reed, le Sisyphe du motocross !
Et, à l’inverse, on se réjouit de l’énième retour aux affaires de Trey Canard, brisé juste après sa démonstration à Bercy et juste avant le lancement du championnat, qui vient de monter dans le train du championnat en marche à Saint-Louis et, direct, a pris sa place parmi les meilleurs… 

Last minute !
Infos de dernière minute, mais de première main, et même de première bourre !
- Pour commencer, qu’on se le dise, Ryan Villopoto, après avoir laissé planer le doute, sera bel et bien au départ de la première épreuve du championnat AMA le 24 mai à Glen Helen pour défendre son titre de champion MX. Histoire de tenter de conquérir une onzième couronne US chez les Pros (on oublie les titres Amateurs…) : en effet, petit rappel, RV2 compte déjà, à… 25 ans (il en aura 26 en août), cinq trophées en SX (aux quatre Open s’ajoute le 250 Lites West de 2007) et autant en MX, trois championnats en deux-et-demie (2006, 7 & 8) et deux en 450 cc (2011 & 13) ! Rapport efficacité/précocité inégalé…  

- Autre question, beaucoup plus immédiate, car elle concerne Las Vegas : James Stewart sera-t-il au départ ? La réponse est oui. Le pilote Suzuki-Yosh’ s’est fait peur (et mal) lorsqu’au troisième tour de la finale au MetLife Stadium il s’est tordu le genou gauche. Sur le moment il a préféré rentrer au parc, sage décision, mais depuis il a annoncé qu’il était OK et serait bien présent au Sam Boyd Stadium. A 100% ? A voir. Et par la suite, en pleine bourre à Glen Helen dans trois semaines ? Premier élément de réponse ce samedi.

- Dernière minute : Eli Tomac out !
Et une clavicule ce jeudi à l’entraînement, une : pas de Vegas pour le pilote Geico-Honda, magnifique à East Rutherford… Décidément maudit, ET !

- Autre éclopé, Blake Baggett, blessé au dessus d’un œil par une pierre à l’entraînement à Glen Helen, connaît des problèmes de vision, d’où son absence dans le New Jersey. On attend des news à Vegas, où il pourrait peut-être même rouler…

Victoires : Villo quasiment à 40%
Sur seize épreuves courues et donc seize finales, les victoires se répartissent ainsi :
-    Six pour le nouveau champion qui, quoi qu’il arrive à Vegas, sera le meilleur performeur 2014.
-    Cinq  pour James Stewart, qui pourrait, s’il est à 100%, égaler le score de Villo…
-    Deux à Chad Reed « l’ancien »
-    Deux à Ken Roczen « le jeune »
-    Une, enfin, à Ryan Dungey… Le compte est bon !

Grands moments de l’année
Quatre événements qui ont marqué la saison 2014 à ce jour :
- La victoire surprise de Roczen à A1 : un flash dans la nuit californienne. Europe still rules !
- La superbe renaissance du non moins superbe Chad Reed, vainqueur à A3, lors de la soirée décidément historique du quarantième anniversaire du championnat US, né en 1974
- La finale magique signée Stewart à Toronto. Magique, on vous dit : « à vos cassettes » !
- Et puis Daytona… comme d’hab’ !                                      

Le monument Daytona
Le SX de Daytona n’est pas un supercross comme les autres. C’est le juge de paix, selon la formule consacrée. « The Real Deal » comme disent les Américains et parmi eux les tenants de la forme la plus « pure et dure » possible de notre sport favori, l’équipe de journalistes de Motocross Action, le doyen et sans aucun doute le plus roots des magazines US consacrés au MX.

Selon eux, durant le reste de la saison de SX, on voit des courses sympa, certes, mais trop typées jeux du cirque et festival de sauts, « Un truc aseptisé qui ressemble de plus en plus à une pauvre imitation de motocross. Ce qu’on nous sert, ce sont des courses pour un public de non-pratiquants. On s’en contente, dans la mesure où c’est ce qu’on nous propose. Mais Daytona vous ouvre les yeux (« is the eye-opener »), avec une vraie terre, des p… de trous et de bosses, le maximum de traction et un rythme de courses de folie. Si vous aimez le motocross, au fond de vous-même vous savez que le vrai truc c’est Daytona ! ». Voici qui a le mérite d’être clair, n’est-ce pas ? Et Jody Weisel et sa bande poursuivent sur le même thème en expliquant que la course qui a lieu au cœur du superspeedway annonce parfaitement ce qui suivra lors du championnat outdoor : une piste suffisamment sélective pour faire la différence entre les petits garçons et les hommes, une fois pour toutes, pour séparer le bon grain de l’ivraie... D’ailleurs il n’y a qu’à jeter un coup d’œil aux résultats : si l’on écarte JS7, qui s’est crashé après avoir une fois de plus démontré toute son aisance à Daytona, Villopoto s’est imposé devant le duo de Maître Roger, Roczen et Dungey. Que du lourd, pas d’imposteurs sur le podium ! La surprise de la soirée est venue de Broc Tickle (4ème), qui a continué à attaquer tant et plus quand les autres lâchaient prise. Mais est-ce vraiment une surprise de retrouver le pilote RCH-Suzuki en si flatteuse position lorsque les conditions ont tendance à devenir extrêmes ?  

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