Quel plaisir de travailler avec de bons informateurs ! Cette fois notre homme au cœur des tractations du MX mondial nous a confié, en ce premier jour de juillet 2015, une indiscrétion de première bourre : c'est au sein du Kawasaki Racing Team que Jordi Tixier va effectuer ses premiers pas en catégorie reine en 2016 !
Le champion du monde MX2 2014, Jordi Tixier, avait changé de couleurs l’hiver dernier, son employeur autrichien n’ayant pas manifesté à l’égard d’un garçon lui assurant un titre mondial tous les égards espérés… De l’orange, le Francilien était donc passé au vert, rejoignant la structure KRT MX2. Pour une année seulement, dans la mesure où, on le sait, cette saison devait être sa dernière en catégorie 250, âge maxi oblige.
En réalité, deux options s’offraient à Jordi : ou bien, évolution « normale » en GP, il passait en 450 cc, ou bien il filait aux USA. La piste américaine a été sérieusement étudiée, les teams US marquant davantage d’intérêt pour le vieux continent ces derniers temps et surtout, JT lui-même ne l’ayant jamais caché, il a toujours rêvé de conquête de l’Ouest… Des contacts ont été établis, on a discuté, mais la piste des GP l’a emporté. Alors, au moment de « monter » en grosse cylindrée, on ne peut pas non plus parler de surprise en voyant Tixier pencher vers Kawasaki. D’abord, il est déjà dans les murs, ou presque : certes les deux structures, KRT MX2 (ex-CLS) et le Kawasaki Racing Team engagé lui en 450 sont des entités totalement différentes, deux sociétés tout à fait distinctes, mais outre leurs liens avec la maison mère au Japon, Kawasaki Motorcycle & Engine Company, l’usine, et sa filiale européenne, Kawasaki Motors Europe, elles partagent de nombreux autres gènes, ne serait-ce qu’au plan des hommes, de nombreux membres du personnel et non des moindres ayant travaillé dans les deux boîtes. Bref, sans être absolument évident, ça paraissait logique qu’au moment où il doit grimper d’un cran, le Français passât… d’un KRT à l’autre. Historiquement, ensuite, on se souviendra que s’il a explosé en orange, le vert est la couleur de ses débuts.
Ensuite, au passage, la venue de Tixier chez KRT confirme ce qu’on avait déjà deviné, elle entérine le fait qu’on ne reverra pas Villo en Europe…
Ensuite, au passage, la venue de Tixier chez KRT confirme ce qu’on avait déjà deviné (et qui s’était confirmé en voyant Tyla Rattray annoncer sa retraite), elle entérine le fait qu’on ne reverra pas Villo en Europe… On avait (hélas) bien compris qu’il ne reviendrait pas cette saison : une fois rentré aux USA, l’Américain a mis un temps fou à se débarrasser de douleurs à la noix (c’est le cas de le dire) et, ayant loupé deux, trois, quatre GP, c’était fichu, le beau pari n’avait plus de sens, alors tant pis, ciao ! Parce que repartir pour un tour l’an prochain, ça non, il avait été clair dès le début : il s’agirait d’un one shot, point barre.
Annulé, donc, le beau mariage KRT-Villo, sinon sans doute pour un dernier tour de piste lors de l’ultime Grand Prix de la saison à Glen Helen, Californie, histoire d’y faire ses adieux. Et d’une pierre… deux, trois et même quatre coups !
Adieu aux GP, au terme d’une saison plus que tronquée, qui se sera résumée à trois GP et quelques, plus un égale quatre et demi, allez, cinq épreuves…
Adieu à Kawasaki, la marque de toujours, à laquelle il doit tant, et à laquelle il a tant donné…
Adieu au cross US, qui justement sera là au grand complet ou presque rassemblé à Glen Helen, cette fois… Ce serait trop bête de ne pas profiter de l’occasion !
Adieu enfin au motocross tout court, ou en général plutôt : il le dit depuis plus d’un an, il en a marre, fallait que ça cesse ! Même s’il ne veut surtout pas cracher dans la soupe, le temps est venu de dire stop… Stop.
KRT avait tout chamboulé pour accueillir la pépite US : Paulin parti, l’équipe de Thierry Chizat-Suzzoni s’était mise à l’heure américaine, laissant en chemin un certain Steven Frossard, notamment… Et héritant d’un Tyla Rattray en bout de course inclus dans le package, c’était le deal.
Bon, là elle change à nouveau d’époque, l’équipe des verts, elle (re)passe à autre chose. Complètement. Redevient francophone. Car pour tout vous dire, ils engageront (eh oui) deux pilotes la saison prochaine et donc auraient aussi (ils l’ont, c’est fait !) embauché un deuxième bonhomme qui, incontestablement, a des allures de et pourrait revendiquer un statut de… premier pilote.
Chez KRT, aux côtés du rookie Jordi Tixier (cela dit on sait bien, on l’a assez mesuré récemment, combien les rookies peuvent parfois souffler en tempête sur les hiérarchies pré-établies…), va arriver du lourd !
Allez, le MXGP twenty sixteen, on vous en dit plus très très vite…