Photos copyrights Sylvain Le Bellec
La paire française Valentin Giraud-Nicolas Musset a triomphé ce week-end à Iffendic (2/1) en remportant la seconde manche face à leurs rivaux dans la course à la couronne mondiale, le Néerlandais Etienne Bax et son passager letton, Kaspars Stupelis.
Certes, on reste donc sur un statu quo au championnat, les deux équipages scorant exactement le même nombre de points, mais les Français peuvent toujours croire au titre, alors qu’il reste encore six GP à disputer, dont un (troisième !) Grand Prix de France !
Le sidecar-cross se porte au mieux sur le territoire français ces temps-ci, deux raisons à cela : le fait que notre pays accueille non plus un, ni deux mais, depuis l’an dernier, trois GP de France en une saison dans la discipline. Cette fois, le gratin du trois–roues mondial est déjà passé par Castelnau-de-Lévis en avril, par la Bretagne à Iffendic le week-end dernier et il se produira encore à Saint-Jean-d’Angély, en Charente Maritime, le 13 septembre. D’autre part, la spécialité profite aussi et surtout, depuis quatre-cinq ans, de l’éclosion au plus haut niveau d’un duo de jeunes prodiges, deux cousins originaires du Grand Ouest, Valentin Giraud et Nicolas Musset qui ont su replacer l’Hexagone au premier plan du side cross international, en fiers et brillantissimes héritiers des Hennequin, Bonnaz, Samofal, Mécène, Bouvet, Barat et autre Beaumont, grands anciens Tricolores de l’histoire de ce sport parfois injustement oublié.
Ultra-rapides dès les essais, très à leur aise sur cette grande piste bretonne au sol dur truffée de gros sauts, le circuit de la Chambre au Loup sur le site de la Lande du Fief, Valentin et Nicolas et leur attelage WHT-KTM ont montré qu’il faudrait compter avec eux sur ce second GP de France 2015. Oubliées les déceptions des mois précédents : après un excellent début de saison (deux succès, en France et en Espagne), le TGM (pour Team Giraud Musset) a en effet traversé une période plus délicate, avec des envolées loupées et par conséquent quelques résultats indignes de son standing, des sept ou neuvième places qui lui ont coûté cher face à la régularité de la paire Bax-Stupelis.
Si trente et un points séparaient les Français du duo néerlando-letton au départ de la première manche d’Iffendic, l’écart était passé à trente-quatre une demi-heure plus tard avec une seconde place, face à un nouveau succès de leurs adversaires. Ayant à nouveau bafouillé son départ, malgré une super remontée, le TGM subissait une fois de plus la loi des leaders du championnat, vite hors de portée. Mais en seconde manche les Frenchies partaient mieux que leurs rivaux, du coup ce n’était plus la même limonade : vite revenus au commandement, Valentin et Nicolas s’imposaient avec vingt-cinq secondes d’avance sur Bax-Stupelis. Et, merci la seconde course, remportaient leur second GP de France de l’année ! Mais ne grignotaient donc rien au classement général provisoire…
Ils se félicitaient surtout d’avoir gagné : « C’est bon pour le moral ! On avait besoin d’une telle victoire. Psychologiquement, cette journée d’Iffendic nous fait vraiment du bien. Faut dire qu’on a eu un super soutien du public : l’enthousiasme de la foule était dingue ! On l’a vu, la vitesse est là, il nous faut juste de bons départs. Si on part bien tout reste possible… Trente-et-un points, ce n’est rien : bien sûr qu’on peut être champions, faut y croire jusqu’au bout et gagner des manches ! ».
Oui, ils peuvent y croire : 370 points au compteur, contre 401 à Etienne Bax et Kaspars Stupelis, quand derrière Jan Hendrickx et Ben Van Den Bogaert (B-NL) suivent au troisième rang avec 336 unités devant Daniel Willemsen et Robbie Bax (NL), 306. Il reste six Grands Prix à courir, dont un troisième GP de France le 13 septembre, une semaine avant la finale qui aura lieu en Allemagne. Tout est encore possible, mais oui bien sûr, vu la pointe de vitesse du duo tricolore et de son attelage WHT à moteur KTM quatre-temps, qui n’a absolument rien à envier au châssis WSP propulsé par un moteur Zabel, deux-temps, de Bax-Stupelis, les deux technologies et plus précisément les deux engins s’avérant très proches en performance pure.
Alors, désormais, tous derrière le TGM !
Comme le disent eux-mêmes les intéressés : « Saint-Jean, ce sera l’avant-dernière étape du championnat, plus que jamais on aura besoin du soutien du public. Là-bas, vraiment, les points seront chers ! ».
Classement général du GP de France :
1. Valentin Giraud-Nicolas Musset (F-WHT/KTM) 2/1
2. Etienne Bax-Kaspars Stupelis (NL/LET-WSP/Zabel) 1/2
3. Jan Hendrickx-Ben Van Den Bogaert (B/NL-WSP/HVA) 4/3
4. Daniel Willemsen-Robbie Bax (NL-WSP/Zabel) 3/4
5. Stuart Brown-Josh Chamberlain (GB-WSP/Zabel) 5/5
6. Vaclav & Marek Rozehnal (RTC-VMC/Zabel) 7/7
7. Marvin Vanluchene-Eduard Soenens (B-WSP/Zabel) 6/9
8. Andy Burgler-Martin Betschart (CH-VMC/KTM) 12/8
9. Brett Wilikinson-Steve Kirwin (GB-WHT/Zabel) 8/12
10. Gert Van Werven-Peter Beunk (NL-WSP/Zabel) 11/10
11. Nick Jarvis-Dan Chamberlain (GB-WHT/KTM) 10/11
12. Jason Van Daele-Ondrej Cermak (B/RTC-WHT/HVA) -/6
13. Benjamin Weiss-Patrick Schneider (A-VMC/Zabel) 13/16
14. Koen Hermans-Kenny Van Gaalen (NL-WSP/Zabel) 9/-
15. Andreas Clohse-Christian Verhagen (B/NL-WSP/Zabel) 18/13
16. Marcel Willemsen-Bart Sloot (NL-WSP/Zabel) 16/15
17. Guennady Auvray-Luc Rostingt (F-WSP/Zabel) 15/17
18. Jan & Jeroen Visscher (NL-VMC/Zabel) -/14
19. Kert Varik-Harlads Kurpnieks (EST/LET-WSP-AMS) 14/-
20. Glenn Cools-Steve Tongerloo (B-WSP/Zabel) 17/20
21. Tobias Garhammer-Bruno Kälin (D/CH-VMC/Zabel) 19/19
22. Yohann Hydulphe-Bastien Chopin (F-WSP/KTM) -/18
23. Kevin Battaglia-Philipp Furrer (CH-VMC/KTM) -/20…